INTERVIEW - LEWIN BERNER
Pas à pas, un retour vers les succès passés

Le mot « durabilité » est entré dans le Duden, l’équivalent allemand du Larousse, dès 1915. Cela prouve que les préoccupations à ce sujet ne sont pas nouvelles et que ce thème nous préoIl est le visage de Sioux et s’est donné pour objectif de redonner à la marque ses forces d’antan. Un retour aux racines mais de manière actuelle et moderne : lorsque Lewin Berner, souabe d’origine, entend parler en 2010 des difficultés de l’entreprise traditionnelle de sa région natale, il décide de sauver Sioux. Il cofinance l’entreprise avec d’autres investisseurs privés.
Votre chaussure Sioux préférée ?
LB : Il s’agit du Grashopper. De très nombreuses variantes sont disponibles dans la nouvelle collection, et il n’y a aucune tenue pour laquelle on ne trouve pas de modèle Grashopper assorti. Comme vous pouvez l’imaginer, j’ai beaucoup de chaussures Sioux, et le Grashopper est mon modèle préféré. Avec sa semelle en crêpe, c’est une chaussure qui est incroyablement souple et confortable. J’aime la porter quand je dois rester longtemps debout, par exemple pendant des salons. Mes pieds restent frais, même à la fin de la journée.
Votre chaussure préférée pour être en pleine nature ?
LB : Dans ce cas-là, je porte des bottines de notre collection. Si possible, je choisis un modèle avec semelle en crêpe. Cette semelle est vraiment exceptionnelle.
Quels sentiers aimeriez-vous le plus suivre avec des chaussures Sioux ?
Au cours de ma carrière, j’ai déjà fait deux pauses de six mois durant lesquelles j’ai voyagé à travers le monde. C’était avant de rejoindre Sioux. J’ai déjà exploré de nombreux recoins de notre merveille la Terre. Il manque encore à ma liste le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. J’aimerais beaucoup suivre ce chemin depuis Saint-Jean-Pied-de-Port jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle.
Quand ne porteriez-vous en aucun cas de chaussures Sioux ?
LB : Même si nos chaussures sont extrêmement versatiles, il y a des domaines qu’il faut laisser aux spécialistes : pour faire du sport, aller sous l’eau ou marcher en haute montagne.
Quels sentiers aimeriez-vous le plus suivre avec des chaussures Sioux ?
LB : Au cours de ma carrière, j’ai déjà fait deux pauses de six mois durant lesquelles j’ai voyagé à travers le monde. C’était avant de rejoindre Sioux. J’ai déjà exploré de nombreux recoins de notre merveille la Terre. Il manque encore à ma liste le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. J’aimerais beaucoup suivre ce chemin depuis Saint-Jean-Pied-de-Port jusqu’à Saint-Jacques-de-Compostelle.
Quand ne porteriez-vous en aucun cas de chaussures Sioux ?
LB : Même si nos chaussures sont extrêmement versatiles, il y a des domaines qu’il faut laisser aux spécialistes : pour faire du sport, aller sous l’eau ou marcher en haute montagne.
Quelles qualités appréciez-vous le plus dans une chaussure ?
LB : Il faut avoir une sensation de liberté au niveau des pieds. C’est le plus important. Si la chaussure a également une esthétique sophistiquée et moderne, s’il s’agit d’un produit durable et de bonne qualité et si l’on sait qui l’a fabriquée, alors on peut lui dire « oui » en toute bonne conscience.
Qu’appréciez-vous le plus chez Sioux ?
LB : Mes collaborateurs. Ils sont passionnés et fiers de leur travail et du chemin qu’ils ont parcouru – et ils connaissent très bien leur métier. Nous avons une culture d’entreprise fantastique et d’excellentes relations. C’est un aspect qui mérite d’être préservé et qui nous distingue de bien d’autres entreprises sur le marché.
Quels défis voyez-vous pour l’avenir de Sioux ?
LB : Une chose est sûre : stagner, c’est régresser. Nous suivons la route tracée par Sioux avec conscience et courage. Pour cela, nous veillons à nos traditions et à ce que nos aïeux nous ont donné. Notre tradition est exactement ce qui nous distingue dans le domaine. Mais il ne faut pas pour autant passer à côté des tendances. C’est pourquoi nous continuons à développer notre collection principale, tout en gardant un équilibre. Notre icône, le modèle original Grashopper, existe depuis plus de 50 ans. Nous préservons ce modèle, conservons sa forme d’origine et en sommes très fiers. Nous avons également complété ce modèle avec une ligne plus jeune, le Grashopper New Generation. Un peu comme un petit frère. Nous procédons ici de manière plus jeune, plus fraîche et plus expérimentale. L’un de nos principaux objectifs pour l’avenir est de transmettre la passion que nous avons pour notre qualité et nos designs à de jeunes clients.
Quels sont les avantages d’une entreprise traditionnelle en comparaison avec des multinationales ?
LB : Nous offrons la meilleure qualité possible depuis plus de 60 ans – en matière d’artisanat et de matériaux. Un grand savoir-faire et une expérience de longue date sont inscrits dans nos gènes. Nous sommes l’une des plus petites entreprises du domaine. Nous préférons la qualité à la quantité. Cela nous distingue des producteurs de masse qui doivent faire traiter les matériaux à bas prix dans des pays à bas salaires. Sioux est une marque responsable qui, par conviction, produit de façon durable et respectueuse de l’environnement depuis ses débuts. Ce n’est pas quelque chose que nous voulons clamer haut et fort, c’est simplement quelque chose que nous faisons. Les clients accordent de plus en plus d’importance à cette durabilité, particulièrement nos clients Sioux.
Quelles erreurs vous inspirent le plus d’indulgence ?
LB : Les erreurs qui arrivent lorsqu’on essaie quelque chose de nouveau. Quand on a une volonté très forte, il est parfois inévitable de ne pas se brûler de façon involontaire. C’est ce que nous appelons, au sein de notre tribu, le « feu sacré ». Ce type d’erreur est facile à excuser.
Votre meilleur atout et votre principal trait de caractère ?
LB : Il est difficile de se décrire avec un trait de caractère dominant. Je ne peux pas me décrire de cette façon. Chaque personne est un ensemble. Je suis une personne qui n’a – Dieu merci – pas de crainte, et je me décrirais comme un homme de convictions curieux, qui aime la compagnie des autres, est enthousiaste et passionné par ce qu’il fait. Je crois que ces caractéristiques sont nécessaires pour une tâche telle que diriger Sioux, l’un des plus petits fabricants dans le secteur de la chaussure, à travers des périodes tumultueuses. Cependant, l’approche de Sioux est celle d’une démocratie directe et la tribu est placée au cœur de notre travail. Il est donc important qu’en tant que grande famille, nous puissions disposer de tous les petits et grands combattants dont nous avons besoin.
Si vous étiez un Sioux amérindien, comment vous appelleriez-vous ?
LB : Esprit agité.
Votre passe-temps favori ?
LB : Réfléchir, si on peut qualifier cela de passe-temps.
Quelle est votre valeur amérindienne préférée ?
LB : La fidélité, la bravoure et la fiabilité. Ce sont des valeurs que j’apprécie beaucoup chez les autres.
Votre Amérindien préféré ?
LB : Robert Alan Packard. C’est un véritable Amérindien. Il appartient à la tribu des Yankton, des Sioux du Dakota du Sud. Il s’agit de notre personnage publicitaire, et ce n’est pas sans raison. J’écoute avec plaisir ses récits et sa vision du monde.
Comment rêvez-vous du bonheur ?
LB : Je suis convaincu que le bonheur est avant tout une philosophie de vie. En réalité, je ne cours pas après les rêves, je suis très heureux avec le petit lopin de terre dont je suis responsable.
Voyage dans le temps
L’entreprise Sioux GmbH a été fondée par Peter Sapper en 1954 dans la commune souabe de Walheim. Au cours de ses 60 ans d’histoire, Sioux a su créer de nombreuses tendances et innovations. À travers un petit voyage dans le temps, découvrez les événements marquants de l’histoire de notre entreprise et l’évolution de notre marque traditionnelle de chaussures.
Lentreprise
Depuis sa création à Walheim dans le Bade-Wurtemberg en 1954, l’entreprise souabe traditionnelle conjugue chaussures de première qualité, fabrication artisanale et confort ultime.
Philosophie
Les idéaux des Amérindiens ont pour nous un rôle exemplaire. La ligne de conduite de l’entreprise est de répondre aux plus hautes exigences de nos clients pour ce qui est du confort, de la qualité, de l’esthétique et du chaussant de nos chaussures.
Durabilité
Le mot « durabilité » est entré dans le Duden, l’équivalent allemand du Larousse, dès 1915. Cela prouve que les préoccupations à ce sujet ne sont pas nouvelles et que ce thème nous préoccupe depuis quelque temps déjà.
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